kisstinic m

dimanche 19 mars 2017

"...Dans les forêts de mémoire, ..." (Jean Fanchette)

Kerfany(mLS

Bonsoir,

En partage quelques poèmes d’élèves de ma classe :

 

La belle étoile danse sur les ailes des papillons

pour la douceur et pour les roses.

Ses cheveux flottent dans le vent.

Elle laisse la lumière de la lune s'échapper.

 

Son rire si lumineux me fait penser au soleil.

 (Grace M)

 

Au plus près de la lune

il y a toujours un ange

pour nous aider

c'est l'ange inconnu

il rêve avant de s'endormir

 (Gwenn C)

 

L'automne danse dans la nuit

pour le ciel et pour les nuages

sa chevelure oublie le matin

il pense à l'enfance

 

son rire imagine des souvenirs d'oiseaux

 (Emma B)

 

Allons faire un petit tour sur l’Ile Maurice avec une poésie de Jean Fanchette extrait de son recueil « Poèmes 1954-1991 » aux Editions Philippe Rey.

Le poème de l'arbre enfant


Les pulsations d’un paysage

Vibrant dans les veines de l’arbre,
Le rocher frère et ses présages
Furent appris en ce matin
Porté vers moi du fond des âges.

Le même oiseau de rive en rive,
Rythme la saison des éclairs.
La même barque à la dérive
Rêve aux vertiges des déserts
Aux silences d’eau et de pierre.

L’orage éclate et l’arbre enfant,
Lové dans la paume du vent,
Comprend notre fraternité
Scellée dans le sang des étés.
Fus-je mélèze ? après ? avant ?

Dans les forêts de mémoire,
L’homme plante ses territoires
Et l’arbre enfant, né des orages,
Découvre l’âme du feuillage
Blottie au cœur serré des soirs.

L’arbre se souvient de l’amande,
De la nuit lente des racines,
Des forêts d’ombre et de résine,
Jusqu’au cri du premier oiseau
Par-delà des siècles d’attente. (…)

Jean Fanchette

Très bonne semaine à vous tous. Mich@

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..."Étranger, laisse la main dans la terre pourpre ..." (Tahar Ben Jelloun)

Nuageux72(mLS

P’tit vers à boire « La magie des mots portera son rêve : “Je me ferai magicienne. Je cisèlerai les mots, pour partager les rêves avec les autres et rendre les frontières inutiles”. Fatima Mernissi »

 

 La tempête souffle

le sol,le ciel et la terre sont noirs

 

La larme qui coule

sur la sève de l'arbre

est la seule à briller

 

Le rêve de cette enfant

a vu la clarté

du jour.

 (Sophia D

 

 A force d'imiter

le serpent

le ver de terre

rampe

 (Tom G

 

Dans l'arbre de lumière

une étincelle prend

son envol.

( Nuno D 

 Un petit tour au Maroc avec un poème de Tahar Ben Jelloun extrait de son recueil « A l’insu du souvenir » aux Editions Maspero « collection voix ».

 Étranger

prends le temps d'aimer l'arbre

accoude-toi à la terre

un cavalier t'apportera de l'eau, du pain et des olives amères

c'est le goût de la terre et des semences de la mémoire

c'est l'écorce du pays

et la fin de la légende

ces hommes qui passent n'ont pas de terre

et ces femmes usées

attendent leur part d'eau.

Étranger,

laisse la main dans la terre pourpre

ici

il n'est de solitude que dans la pierre.

 

Tahar Ben Jelloun  

 

A dimanche. / Mich@

 

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dimanche 5 février 2017

"....les rêves des gens qui partent au travail. ...." (Jean-Pierre Lemaire)

KerfanymLS)

Bonsoir,

P'tit vers à boire << Je réinventerai les premiers/mots de neige/et notre enfance au long sable/des plages (Béatrice Bonhomme >> (poème envoyé 2/01/2011)

 Un poème de Jean-Pierre Lemaire extrait de son recueil "Le pays derrière les larmes aux Editions Poésie/Gallimard.

 

Le soleil éclate en milliers de graines

qui pétillent sur les toits,

dans les plis de la mer,

les cheveux fins des poivriers,

les rêves des gens qui partent au travail.

Pendant la journée, il semble inépuisable.

Le soir, il est vide.

Les gens rentrent chez eux,

regardent la ville en fermant leurs volets:

dans quelques jardins

poussent des arbres d'or.

 

Jean-Pierre Lemaire

bonne semaine Mich@

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samedi 28 janvier 2017

... "et de courir comme ça en éclatant de rire."...(Françoise Lison-Leroy

KerfanymLS)

Bonjour,

P'tit vers à boire << Ce n'est pas la paix qui m'est donnée, mais une certitude / Gustave Roud >>

Un poème de Françoise Lison-Leroy extrait de son recueil " Terre en douce " aux Editions L'Arbre à paroles.

(Choix de Michel Fievet)

 Les petites rues

 Le monde est plein de petites rues

où je ne vais qu'avec toi, paisible et forte.

Nous marchons au milieu des pavés,

et notre ombre unique fait reculer le temps.

Dans les petites rues bien à nous,

nous nous tenons par les yeux,

par la main, par le cœur.

Il nous arrive de cacher nos poings

dans nos poches communes,

et de courir comme ça en éclatant de rire.

Les petites rues qui ne sont qu'à nous

 jouent à cache-soleil dans la ville.

Elles savent que la tiédeur habite nos vies,

par-delà l'incendie.

A toi, les petites rues qui nous veulent.

 

Françoise Lison-Leroy

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Kerfanny / Moelan

Kerfany

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